Dans les rues de Saint-Jean

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Dans les rues de Saint-Jean

Message  Vladimir Septimus le Lun 25 Jan - 0:52


Dimitri Septimus avait pris refuge dans l’auberge du Cavalier solitaire située dans le centre-ville de Saint-Jean. Il se tenait assis dans un coin de la principale salle, lisant patiemment un journal local intitulé Le Coq déchainé, un hebdomadaire hautement informatif avec pour sujet la politique nationale et locale. Dans un coin de la salle se trouvait une télévision à écran plat sur laquelle on pouvait voir les résultats des élections législatives défiler à intervalle régulier. Il était presque 22 heures et un petit troupeau s’était formé aux pieds de la télévision, suivant les résultats avec des exclamations de joie et de stupeur. Dimitri jetait aussi régulièrement un coup d’œil vers l’écran, constatant avec plaisir que les conservateurs avaient remporté la mise dans toutes les régions. C’était une bonne chose, au moins à son avis, car il était convaincu que la politique efficace se faisait à droite et non dans le camp socialiste.

Soudainement, la porte du bistrot s’ouvrit et une apparence familière entra dans la salle. Dimitri reconnut alors sa sœur Catherine. A vrai dire, il était surpris de la voir ici car il lui semblait qu’elle avait décidé de rester à Micropolis durant la fin de semaine. Catherine aperçu Dimitri et s’approcha de sa table pour s’asseoir en face lui. Le banquier dit alors à sa sœur avec un sourire narquois.

« Déçu ? »

Catherine ne cacha pas sa déception et répondit à son frère.

« Très. Les Progressistes ont subi une véritable débâcle et je vois mal comment ils vont se relever de celle-ci. J’ai préféré quitter la capitale cette après-midi vu la tournure que les choses ont pris. Cependant, tu ne sais probablement pas le pire, selon une de mes amies, la présidente du PP s’est jetée depuis le balcon de son appartement. »

Dimitri sursauta légèrement car il ne s’était pas attendu à entendre cela. Il lâcha laconiquement.

« Voilà qui est regrettable. »

« Soit moins cynique, elle est peut-être morte à l’heure actuelle...ton manque d’humanité me surprendra toujours. »
répliqua Catherine. A cela Dimitri répondit en haussant les épaules et en disant.

« Que veux-tu que je fasse ? Pleurer ? Je ne connais pas cette personne et au contraire de toi, j’ai aucune affinité pour son mouvement politique. De plus, j’ai assez de problèmes ici pour pouvoir me permettre de m’occuper de la santé d’une chef de parti qui à la première défaite se jette par la fenêtre. »

« Des difficultés avec le château ? Je croyais que tu avais tout fait pour récupérer les droits de propriété. » demanda Catherine intriguée et son attention détournée par la perspective de nouvelles sur la demeure familiale. Elle tenait vraiment à pouvoir retourner dans la demeure de ses ancêtres, non comme simple touriste mais en tant que propriétaire.

Comme d’habitude, c’était à Dimitri que la fratrie avait confié la tâche de négocier la récupération de l’édifice. C’était toujours comme ça. On confiait toutes les tâches ardues au frère ainé, profitant de son caractère endurci et son manque de compassion, en se permettant ensuite de rouspéter sur son manque de morale. Dimitri attendit quelques secondes avant de répondre, profitant pour faire planer un peu de suspense. Il pouvait bien se permettre ce petit plaisir, pensa-t-il.

« Ah ? Non, le château est à nouveau à nous. La commune n’avait aucun moyen de contester notre droit de propriété. J’ai mis la main sur une copie du droit de propriété de notre arrière-grand-père et que je leur ai montré. Personne n’a osé défendre un édifice volé par Jallan. Le problème est autre part. Le château est une ruine, il faudra des rénovations importantes pour remettre l’édifice en état et donc je dois trouver les ouvriers pour prendre en main le chantier ce qui n’est pas simple quand on connait personne dans la région. »

Catherine fut visiblement soulagée. Elle avait cru que c’était plus grave, mais comme à son habitude, Dimitri était déjà entra de plancher sur la prochaine étape, se plaignant des difficultés rencontrées. Soulagée, elle attira l’attention du serveur, un vieux grinceux, avec un geste de main et quand celui-ci s’approcha d’elle, elle commanda un café. La journée avait été émouvante pour elle, surtout qu’elle avait voté progressiste, en vain, mais au moins les affaires familiales avançaient grâce à Dimitri.
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Message  Vladimir Septimus le Lun 8 Fév - 0:16

LE PRINCE DE GLACE

- Chapitre 2 : Le chaos est une échelle  -


Jean Gael était un jeune prêtre christotantiste qui connaissait bien Dimitri Septimus. Tous les deux s’était rencontrés et liés d'amitié il y a une dizaine années dans le cadre d’un camp d’été christotantiste international. Aujourd’hui, les deux hommes étaient réunis dans le bureau de Dimitri au cœur du château trônant sur les hauteurs de Saint-Jean. Le jeune Septimus était assis derrière son bureau pendant que son ami se tenait à quelques mètres de lui.

Comme beaucoup de gens de son âge, Jean était plein de fougue et de feu, proche des idées progressistes et défenseur d’un christotantisme militant et socialiste. Depuis quelques années, il avait pris en charge la communauté christotantiste de Lille, une des villes du comté de Brindas. Il était particulièrement proche des vignerons et paysans, milieu social qui enflammait son âme de protecteur du peuple.

Le prêtre se tenait débout, incapable d’absorber la nouvelle que Dimitri venait de lui annoncer. Il lui fallut plusieurs secondes avant de pouvoir répondre.

« Ainsi donc l’État veut nationaliser les fermes et les vignes ? C’est un scandale ! Comment ont-ils pu le faire ? »

Dimitri glissa la copie de la loi Mariani, ostensiblement, en avant sur le bureau en direction de Jean. Celui-ci s’approcha de la table et regarda sur le papier pendant que Dimitri expliqua.

« Article 601. La production de produits agricoles est le monopole de l’Etat. Cela me semble malheureusement assez clair. Je me sentais dans le devoir de t’avertir car je sais que tu es très attaché aux agriculteurs du Brindas. » dit Dimitri avec une voix faussement compassionnelle. Jean s’écria immédiatement.

« C’est un scandale! Il faut faire quelque chose! Nous devons empêcher la nationalisation des terres et des vignes des paysans du Brindas ! Tu dois faire quelque chose ! »

Dimitri Septimus attendit quelques instants avant de répondre.

« Peux-tu garder un secret ? »

« Bien évidemment ! » s’exclama Jean, la fureur rougissant son visage.

« En cet instant même, le conseil régional est entra de recevoir un ultimatum de la part des banques finançant la dette régionale. La situation financière étant tellement désastreuse et les maires tellement obsédés par le seul intérêt de leurs communes, que les banques exigeront que la gestion régionale revienne au comte, donc à moi. Dans quelques heures, les journaux locaux devront publier l’information et confirmer ce transfert de pouvoir. »

Jean ne semblait pas plus surpris que cela de cette information. Sa rage contre la loi Mariani prenait le dessus, le faisant oublier ses scrupules par rapport à ce qui était un coup d’état à peine déguisé de la part des banques.

« Tu pourras donc contrer cette loi ? L’empêcher de s’étendre sur le Brindas ? »

Prenant un air sérieux et digne, Dimitri répliqua en lançant un sous-entendu à peine voilé.

« La loi a été faite à Micropolia et ce n’est pas les protestations d’un comte d’une petite vallée qui vont changer la situation, sauf si nous procédons à des actions radicales, très radicales même. »

Soudainement Jean Gael lâcha, saisissant au vol l’idée que suggérait Dimitri.

« Faire sécession…nous pouvons faire sécession ! De toute façon, à quoi bon faire parti de la Francovie si notre économie se retrouve anéantie et la plus part des habitants de la vallée finissent expropriés ? »

Dimitri fit alors semblant d’entendre cette idée pour la première fois et ajouta.

« Ce serait sans aucun doute radical, mais efficace. Le seul hic, c’est que c’est impossible à le faire sans un large appui populaire légitimant la rupture avec le reste du pays. Cependant, difficile d’organiser un tel mouvement depuis ce château... »


Le prêtre répondit immédiatement.

« Je pourrais m’en charger en parlant avec mes confrères. Nous pourrons informer les gens sur la situation et monter un mouvement de masse pour la sécession, montrant au Gouvernement central que nous ne nous laisserons pas faire. Je m’y vais de suite pour appeler les autres! »

Dimitri hocha la tête en signe d’approbation, laissant Jean lui tourner les talons et courir hors du bureau à la cinquième vitesse. Une fois sûr que son ami était loin, Dimitri se permit un léger sourire. Il fallait dire que le caractère ardent de Jean avait été une grande aide. Profitant de sa victoire, Dimitri saisit la télécommande posée sur le bureau et alluma la télévision située dans un coin de la chambre. On pouvait y voir les images des ravages causés par le séisme en Elveotie. Encore plus de chaos, pensa Dimitri…c’était parfait, conclut-il. Cela faciliterait les manœuvres des jours à venir car l’Armée sera occupée à aider les blessés et donc incapable d’intervenir au Brindas.
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Message  Archimède Parmentier le Lun 15 Fév - 18:59

Comme promis Mariani avait rendu visites aux syndicalistes pour discuter avec eux et répondre à leur question.
Il était accompagné de trois gardes du corps mais ces derniers restaient loin du Ministre.
Il y avait des caméras de journaliste.


Mariani se placa devant celui qui semblait etre le chef et lui demanda si comme convenu il voulait discuter avec de lui d'Economie diverse. 
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Re: Dans les rues de Saint-Jean

Message  Vladimir Septimus le Lun 15 Fév - 23:21

L’arrivée de Mariani n’avait pas provoqué les passions. L’homme était considéré comme l’architecte du nouveau code sur l’économie et ses récentes déclarations n’avaient fait que confirmer les craintes des entrepreneurs et travailleurs du Brindas. Certains d'entre eux se déclaraient ainsi ouvertement pour refuser de discuter avec lui mais à la fin, la majorité des agriculteurs et entrepreneurs se décida de laisser à ce politicien de Micropolia une chance de s'exprimer. Néanmoins, on ne se faisait aucune illusion surtout après avoir entendu un discours de sa part qui était la même chose que ce que les politiciens racontaient depuis des années.

C’est ainsi donc que Mariani fut conduit vers William Corbac, un des plus riches fermiers de la région.
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Message  Archimède Parmentier le Mar 16 Fév - 0:26

William Corbac semblait etre le leader des fermiers :

Bonjour à tous, 

Mariani s'adressait à l'ensemble des agriculteurs présent.

Je suis ici pour répondre à vos question. Vous avez des craintes et j'aimerais les rassurés du mieux que je peux.
Je sais que votre confiance envers les hommes politiques est quasi-inexistante mais je pense que ma présence ici ne peut etre que constructive. La moindre des choses c'est de discuter et de comprendre les demandes et les avis de chacun.

Concrètement, pourquoi rejetez vous le nouveau code économique ?
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Re: Dans les rues de Saint-Jean

Message  Vladimir Septimus le Mar 16 Fév - 0:57

William Corbac n’était pas véritablement hostile à Mariani. Certes, il n’avait pas une grande confiance en ce bonhomme venu de Micropolia, mais au contraire de ses pairs, il ne lui faisait pas immédiatement un procès pour méchanceté. C’est ainsi que le gentleman farmer répondit à Mariani très calmement.

« Je pense que rare sont ceux qui s’opposent directement à la loi en soi. On peut dire bien de choses sur ce texte de loi mais le problème majeur est que l’Etat francovar affirme un droit de monopole sur la production de matière première, parmi laquelle aussi la production agricole. Malheureusement, vos chers collègues ont eu la mauvaise idée de ne pas éclaircir ce point, sous-entendant ainsi que les craintes des producteurs du Brindas de voir leurs terres confisquées sont légitimes.

On peut ajouter à cela que beaucoup ont l’impression que le Parlement vote des lois sans consulter les associations défendant les intérêts des groupes concernés par la législation. Qu’est-ce qu’il aurait coûté au Ministère de l’Economie de mettre la loi en consultation auprès les différents acteurs de la société civile ? Rien.

Au Parlement, on constate aussi que les chefs de groupes politiques peuvent facilement s’exprimer sur la loi pendant que des simples députés ont la plus grande difficulté à pouvoir s’exprimer sur une loi. Le Brindas ayant très peu de représentants au Parlement est ainsi gagné par le sentiment que les lois sont faites sans lui. Cela explique probablement les sentiments sécessionnistes qui hantent les cœurs les plus ardents de notre région. »
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Re: Dans les rues de Saint-Jean

Message  Archimède Parmentier le Mar 16 Fév - 12:51

Jean Christophe Mariani :

Le projet de loi a été fait avec les associations justement. J'ai déposé mon projet, notamment le monopole de production devant le Conseil Economique et Social qui aurait permit de vous faire entendre sur ce point.
Sachant l'importance de la réforme j'avais saisi la nécessité de convoquer la société civile. Il fallait en profiter mais je peux comprendre que tout le monde n'a pas pu participer. 

Mais il n'est pas trop tard pour vous faire entendre.

Vous avez peur que l'on vous enlève vos terres mais au contraire on veux la protéger.
L'Etat n'a aucun interet à vous arnaquer. 

Enfin partez du principe que les hommes politiques font tout pour gagner des elections, quels seraient leur interet de mettre au chomage ou de voler toute une partie de la population ? Il n'y en a aucun. 
Vous devez donc avoir confiance en l'Etat, nous voulons vous accompagner dans la production et surtout favoriser l'export de vos merveilleux produits. Il serait dommage que les autres pays ne profites pas de la qualité francovare.

Pour l'Assemblée Nationale je dois admettre ne pas vraiment quoi faire. Je ne suis que simple député et le Président de la République, poste que je veux atteindre ne peut pas donner des ordres à cette institution.
Malgré tout sachez que l'Assemblée  laisse tous les députés prendre la parole. Ils doivent juste le faire après les présidents de groupe, c'est normal il faut éviter une certaine anarchie et il faut respecter un protocole historique francovar. 

Il y a 8 députés je crois originaire de Brindas, ils sont plus nombreux que les élvéotes ou que les chatillonnais. Le nombre ne fait pas tout surtout quand ils sont divisés entre deux camps.
C'est à eux de prendre la parole quand il le peuvent, je ne peux malheureusement pas les aider dans cet optique. 

Quoi qu'il en soit pour la production agricole, vous devez etre attentif sur le montant du % de production. Je vous promet 80% ce sera largement suffisant pour relancer l'emploi non seulement au Brindas, certes peu touché par la crise mais aussi dans toute la Francovie.
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Re: Dans les rues de Saint-Jean

Message  Vladimir Septimus le Mar 16 Fév - 16:38

William Corbac écouta avec beaucoup d’attention le candidat à la Présidence. Celui-ci marquait un point en soulignant la désunion des parlementaires du Brindas. Peut-être que le temps était venu de tenter de changer cela pour pouvoir mieux défendre les intérêts du Brindas au Parlement? De toute façon, pensa William, il faudrait faire tellement de choses pour offrir à la région à nouveau un semblant de stabilité politique. Considérant que ses questions avaient été répondues de manière satisfaisante, le fermier décida de profiter de l’occasion pour interroger le candidat sur d’autres sujets.

« Je vous remercie pour vos réponses. Elles ont l’avantage d’être claires et précises, même si je peux que me désoler de certaines situations surtout à l’Assemblée nationale. Néanmoins, vu que vous êtes déjà là, je veux me permettre de vous poser d’autres questions.

Vous qui prétendez à la Présidence, comment allez-vous interagir avec les différentes régions du pays ? Vous ne devez pas ignorer que bien de régions ont leur propre histoire, leurs coutumes et surtout ne sont pas aussi urbanisées et modernes que l'est par exemple la ville de Micropolia. Il ne fait pas de doute que vouloir gouverner le pays avec une main de fer pourra que finir par provoquer des tumultes et des tensions entre les régions les plus autonomistes et la ville de Micropolia. 

Par exemple, votre loi sur la relance économique a surtout abordé la question du rôle de l’Etat dans l’économie et l’organisation des grands conglomérats. Quelle place pour l’économie de proximité et locale ? »

Ce n’étaient pas des interrogations anodines. La situation politique au Brindas était déjà très tendue en dehors de la question de la loi sur la relance économique. Le comte Septimus s’était récemment emparé du pouvoir politique avec l’aide des banques, chose que beaucoup de démocrates du Brindas refusaient de laisser faire. On parlait depuis quelques jours même de convoquer une assemblée régionale pour contrecarrer les volontés absolutistes du comte. Bref, il était pertinent de savoir quelle allait être la position du potentiel futur président de la République au sujet de l’économie et l’autonomie régionale. Etait-il un potentiel allié ou adversaire ?
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Re: Dans les rues de Saint-Jean

Message  Archimède Parmentier le Mar 16 Fév - 21:50

Mariani n'était pas un parmentieriste c'est à dire un grand défenseur des clans. Il avait toujours utilisé le Clan picaban pour son compte personnel. Il s'était certes présenté il y a bien longtemps pour en devenir le chef mais c'était uniquement pour lancer sa carrière politique. 
Il savait que beaucoup de tensions tournaient autours de ce sujet.
Il haussa les épaules.

Eh bien je suis un libéral, je crois en la liberté des citoyens et des clans. Ces derniers peuvent fonder des entreprises comme cela les enchantes meme pour aller contrer les grand conglomérats au contraire meme c'est une bonne nouvelle. D'un point de vu culturel là aussi les clans peuvent globalement faire ce qu'ils veulent dans les limites de la loi. Là dessus d'ailleurs je laisserais le Haut Conseil des Clans s'auto-gerer. Il est le gardien des clans et de leur coutume. En tant que Président de la République et donc chef de l'executif j'appliquerais les décisions du HCC
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Re: Dans les rues de Saint-Jean

Message  Vladimir Septimus le Mar 16 Fév - 22:09

La réponse était relativement décevante car Colbac s’était attendu à un positionnement plus clair au sujet du rapport futur entre le pouvoir central et les régions. William se montra aussi surpris de voir le candidat parler des clans. Cela n’avait pas été le sujet de sa question, bien au contraire. Cependant, on voyait que Mariani était un politicien de la capitale, toujours prêt à esquiver une question dérangeante. C’était dommage car la première réponse du présidentiable avait été bien plus intéressante et convaincante.

« Bien, merci donc pour vos réponses. »

Dit William poliment. Il ne pensait pas utile de l’interroger d’avantage. On verra bien si Mariani était capable d’emporter la présidence et surtout quel président il fera. A l’heure actuelle, William Corbac restait mitigé à son sujet.
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Re: Dans les rues de Saint-Jean

Message  Archimède Parmentier le Mar 16 Fév - 22:15

Mariani était bien plus confiant sur l'Economie et la Diplomatie, il savait qu'il maîtrisait moins bien les autres sujets notamment les divers tracas locaux.
Il esperait avoir convaincu son interlocuteur, ce dernier respectueux lui présenta la sortie et Mariani salua quelques agriculteurs devant les caméras avant de partir en voiture poursuivre sa campagne. 
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Re: Dans les rues de Saint-Jean

Message  Archimède Parmentier le Mar 28 Nov - 1:31

Les rumeurs étaient de plus en plus forte dans la région.
La famille Delfrous/Habsbourg ancienne régnante en Ostaria serait sur le point de s'installer ici à St Jean avec la nationalité francovare.
Beaucoup disaient également que cette famille, qui voulait régler sur l'ensemble du Micromonde, comptait relancer le clan.


La plupart des nobles et la bourgeoisie avait pris acte de la fin de la famille Septimus et pour beaucoup d'habitant il était temps de retrouver une puissance au sein de la Francovie et pour cela la famille Delfrous paraissait légitime. 
Bien sur certains restaient fidèles aux Septimus mais la plupart reconnaissait la puissance des Delfrous et cette région du Brindas avait pour habitude de soutenir la grande aristocratie.


Ainsi, les habitants soutiendront une autocratie dirigée par les Delfrous du moment que cette famille participe à l'expansion économique de toute la région au profit de son peuple.
D'ailleurs certains surnommaient déja Tommen Delfrous, très populaire ici pour avoir ramené la démocratie à Ostaria "l'Autocrate". Un titre qu'il pourrait prendre en tant que chef de clan de St Jean et de Brindas.


Encore faudra t-il convaincre définitivement les différentes assemblées de la région et se faire reconnaitre par le Conseil des Sages ... 
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Re: Dans les rues de Saint-Jean

Message  Tommen Delfrous le Lun 4 Déc - 19:21


Le retour des Delfrous au Pouvoir ? Folie ou Grandeur l'avenir reste incertain


Un autocrate voilà de quoi redorer le blason de la dynastie Delfrous-Habsbourg qui non seulement permettrait à la famille royale de retrouver de l'influence politique mais en plus leur permettrait de se hisser au sommet de l'aristocratie impériale,

Autocrate étant une sorte de désignation secondaire pour le titre d'Empereur sans vraiment le dévoiler, il est vrai que tommen fut plus que ravie de l'excitation populaire lui offrant quasiment la région, il décida de visiter avec les membres de la famille cette région qui adulait les delfrous-habsbourg depuis quelque temps;

Le train royale ostarien gagna la région avant de laissé place à un cortège de carrosses royaux avec les différents membres de la dynastie qui saluer sur leurs passages les citoyens pendant la visite de la région avant de finalement préparer leurs entré dans St Jean  , nul ne savait ce que la mairie avait décidé de faire pour l'accueil des Delfrous qui étaient annoncés depuis quelques jours ....

Peut-être serait-il accueilli par le fameux hymne de la dynastie Habsbourg-Delfrous "God save The King"






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Re: Dans les rues de Saint-Jean

Message  Archimède Parmentier le Mar 5 Déc - 3:51

Tommen Delfrous fut accueilli avec beaucoup de joie par la population.
Le comté de Brindas était très calme depuis la nouvelle disparition de la famille Septimus, cet événement était donc majeur dans le cadre de la région.


Tommen était très populaire, c'était une figure monarchique, chose appréciée dans cet ancien clan aristocratique, mais il était en plus jugé comme un homme de paix vu son engagement à Ostaria lors de la mort de son père.
Le défilé des carrosses fut donc accompagné de lancé de fleurs et de salut très digne de la part de la population.


Lorsque le défilé arriva devant la mairie de St Jean, l'ex famille royale se fit accueillir par des applaudissements et un petit homme assez gros descendit les escaliers en direction de la famille.
C'était le maire de St Jean qui invita la famille à entrer dans le batiment afin d'y servir un repas chaud dans le cadre d'un diner somptueux. Des servants avaient été mis à disposition de la suite Delfrousienne.


Néanmoins, le maire arreta Tommen afin de discuter avec lui en aparté.


- "Votre dignité voudrait-elle bien me suivre ?"


Le terme dignité démontrait que Tommen n'était pas encore le chef du Clan. C'était un terme subalterne. S'il devenait le chef de clan il pourrait avoir un titre plus somptueux, plus pompeux.
L'ancien chef d'état ostarien suivi le maire qui montèrent ensemble au 2e étage du batiment.

- "Je suis désolé de ne pas avoir fait écouter à la populace votre hymne familial mais comme ILS vont vous l'expliquer il parait préférable que vous choisissiez un autre hymne pour représenter votre maison de Francovie dans votre dynastie afin d'avoir un hymne dans chacune de vos maisons que ce soit à Prya, en Francovie ou en Ostaria quitte à garder votre hymne actuel pour désigner l'hymne global de votre famille."

Les deux hommes arrivèrent devant une grande porte blanche fermée.

- "C'est en tout cas un très grand honneur en tant que simple maire de pouvoir accueillir un invité de votre rang. Mon influence est bien légère par rapport à celle que vous allez je l'espère avoir dans notre clan et en Francovie.
ILS vous attendent, je vous invite à rentrer seul, je dois rester ici."

ILS ? Difficile de savoir à qui faisait référence cet homme rondouillard mais en tout cas la porte s'ouvrit d'elle meme visiblement de l'interieur.
Tommen du entrer et les portes se refermèrent laissant entrevoir que c'était deux huberts, des serviteurs formés à la prestigieuses Ecole des Huberts de la Monarchie, qui avaient ouvert et fermé la porte avant de quitter la pièce.
Tommen avança un peu, il faisait assez sombre mais en face de lui on pouvait voir assez aisément 8 silhouettes, 6 hommes et 2 femmes. Ils étaient dans une tenue locale.
L'un des hommes avança.

- "Votre dignité Tommen Delfrous, je me présente, Jacques Doustefailles, je suis l'un des 8 conseillés régionaux du comté. Comme vous le savez notre Comté est divisé en 8 communes et chacune d'entre-elle élit un conseillé dans l'executif local. Je suis le representant de St-Jean et voici mes 7 collègues."

Il désigna les 7 autres silhouettes qui s'avancèrent.

- "Comme vous l'avez compris, nous vous avons invité ici car nous pensons que vous pourriez etre le successeur de la famille Septimus. Notre comté n'est en effet plus qu'une région non clanique délaissée par le gouvernement micropolien. Le retour d'un seigneur puissant permettrait à coup sur de faire reconnaître le retour de notre clan. Notre clan est très aristocratique puisqu'il reconnait  le droit de vote interne uniquement aux bourgeois et aux nobles mais il est aussi favorable au développement de la population, nous voulons etre une région riche et qui ne discrimine pas les hommes et les femmes. D'ailleurs comme vous pouvez le voir nous avons deux conseillères. Tous ses élements nous laissent penser que vous pourriez etre le successeur de la famille Septimus car vous etes issue d'une grande famille et vous etes un homme de paix et de développement de la population tout en étant défendeur des traditions ancestrales."

Il s'arreta avant de reprendre.

- "A ce titre nous souhaiterions savoir si vous seriez pret à occuper le poste de chef de notre clan avec le tire d'Autocrate de Brindas."

Le bourgeois devait parler de sujet plus complexe.

- "Il existe néanmoins des conditions dont je suis obligé de vous exposer. Tout d'abord vous devez avoir la nationalité francovare, selon mes informations cela ne devrait pas etre un problème pour le ministère de l'interieur encore faut-il que vous désireriez devenir francovar car je crois qu'une loi ostarienne interdit la double nationalité, ce n'est pas le cas en Francovie."


C'était un gros hic car il n'était pas certain que Delfrous accepte.
Doustefailles exposa la seconde condition, la plus importante.

- "Notre population et nos institutions sont attachées à la famille Septimus. Il nous parait difficile de changer de dynastie malgré le besoin pour notre région de se reconstruire. Afin de garantir votre légitimité il serait donc opportun de vous marier avec une héritière de la famille Septimus. Vous etes jeune et elle aussi je pense que ce mariage serait une bonne chose et permettrait à la maison Delfrous-Septimus d'etre une dynastie importante de votre famille, peut etre la principale devant celle d'Ostaria avec votre rejet tragique du pouvoir ou de Prya."

Peut etre ayant eu peur de la réponse de l'ancien Roi, Doustefailles continua sans attendre la réponse :

- "Enfin en étant Autocrate vous aurez quasiment tous les pouvoirs mais vous devrez maintenir le Conseil des 8 avec un représentant par commune afin de vous conseiller et vous devez promettre d'agir pour la population du Clan."

Les 8 silhouettes s'approchèrent guettant la réponse de Tommen.

- "Alors ? Acceptez vous nos requetes ?"
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Re: Dans les rues de Saint-Jean

Message  Tommen Delfrous Aujourd'hui à 10:44

La famille royale fut donc reçue à l'hôtel de ville quel immense honneur enfin même si l'hymne millénaire ne fut pas joué à leur arriver les delfrous firent toutes leurs têtes de conquérant être les descendants d'Albert Delfrous ne les ont pas aidé, les clans delfrous ou dans le mythe populaire le clan des blonds (les membres de la dynastie ayant majoritairement les cheveux blonds) prirent donc part à la réception donner pour leur arriver .

Tommen, chef par excellence de toute la dynastie tant qu'un autre delfrous n'accède pas à un titre plus élevé ou équivalent fut invité à suivre le maire qui le fit visiter le bâtiment tout en l'amenant au deuxième étage, après l'avoir laissé derrière lui, il fit une digne entrée dans une pièce légèrement sombre ou le conseil lui exposa des bienvenus suivis de plusieurs conversations. 

Après avoir écouté d'une oreille attentive les différentes conditions l'ancien roi se tenant en piqué pour laisser l'impression d'être plus grand et sans failles répondit : 

Tommen Delfrous :
-" Je comprends effectivement votre attachement aux anciennes familles régnant ici, mais hélas leurs chefs ayant disparu nous estimons ne pas avoir à fusionner avec cette famille, cela reste je pense la seule condition que nous rejetons vivement, pour ce qui est du conseil nous ne sommes point un despote autoritaire. 

Nous sommes enclins à vous conserver et à même vous accorder certains pouvoirs qui vous placerez toujours en haut des institutions que nous prévoyons de créer, 

Nous acceptons également de devenir citoyens francovard, le gouvernement républicain nous ayant relevé de notre nationalité en ostaria ; sachez également que nous acceptons vivement de défendre la population et les intérêts de notre futur clan avec les charges autocratiques que vous nous proposez ."

Tommen continua de fixer les membres de conseil avec la même détermination et la distance royale que l'on lui avait enseigné ce qui le rendait bien plus impressionnant que ne le laisser penser son âge .
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Re: Dans les rues de Saint-Jean

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